
À l’approche des élections municipales de 2026, Jean-Luc Mélenchon intensifie sa présence sur le terrain, non seulement pour soutenir les candidats de La France Insoumise (LFI), mais aussi pour préparer activement la présidentielle de 2027, qu’il considère comme le scrutin majeur. Un stratège de LFI confirme que les municipales sont un « galop d’essai pour continuer à tisser la résistance populaire et élargir le réseau Insoumis en vue de 2027 ».
Le leader des Insoumis, qui devrait annoncer sa quatrième candidature au printemps, utilise cette période de mobilisation pour imposer les thèmes de sa future campagne. Persuadé que l’identité française sera au cœur des débats en 2027, et qu’il affrontera le Rassemblement National au second tour, Mélenchon cherche à construire un contre-récit. Il défend l’idée d’une « nouvelle France », caractérisée par sa diversité croissante.
Lors d’un meeting à Toulouse en janvier, il a ainsi déclaré que LFI devait « incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement », provoquant une vive réaction de l’extrême droite. Jean-Luc Mélenchon s’approprie volontairement cette expression polémique, généralement associée à l’extrême droite, pour la détourner et la transformer en un projet politique d’une France diverse et renouvelée. Son objectif est de « donner le goût » de cette nouvelle France au reste du pays, en montrant localement ce qui pourrait être fait à l’échelle nationale.
La France Insoumise mise sur les élections municipales de 2026 pour renforcer son ancrage local, un objectif qu’elle avait négligé lors des scrutins de 2020. Ce renforcement local est jugé essentiel pour crédibiliser et institutionnaliser l’action du mouvement en vue des échéances futures. LFI ambitionne de présenter des listes dans un maximum de communes, en s’appuyant sur l’union populaire et en encourageant les collectifs locaux autour de revendications sociales, écologiques et démocratiques.






